lundi 19 mars 2012

Cassééés

En matière d'aménagement du territoire, il arrive parfois des choses désagérables. Apparement, je n'ai pas les mêmes goûts que la tigresse (un poil obèse) qui vit dans mon salon. Ni que ma cousine (un poil gauchère) en visite pour le week-end.

Résultat : cassés ! Une main porte-bague de chez Casa, envoyée à terre d'un coup de croupe; et une petite statuette africaine (gentiment assise les jambes dans le vide sur le bord de mon étagère) qui a fait un "vol-plané-boum-la-télé-boum-le-sol".

J'aurai pu tout bazarder. Mais c'est sans compter l'esprit Demerdenzizich et ma filiation directe avec une famille de boucs. J'ai donc décidé de les réparer.

Premier cas : la main porte-bague

Les dégâts : deux doigts brisés, ainsi que l'avant-bras, et des petit morceaux blanchâtres partout. On y va donc dans l'ordre :

La petite main porte-bague est opérationnelle et toute réparée
  • Récupérer tous les petits morceaux et en recoller un maximum à la Super Glue. Tant pis s'il en manquent. L'essentiel est que cela ne fasse pas de relief.

  • Recouvrir les doigts d'enduit de rebouchage, attendre que ce soit bien sec, poncer délicatement avec un bout de papier de verre et votre ongle (non, la french manucure n'est pas recommandée) pour que la jonction soit parfaitement lisse.

  • Concernant le bas, couper en dessous du poignet à la pince coupante. Puis scier le bas avec un couteau multifonction (une grande invention ce truc, merci monsieur Castoche). Ne pas se prendre pour Dexter non plus.

  • Pour faire tenir les deux morceaux l'un dans l'autre, remplir (délicatement) de pâte Fimo. Ensuite lisser le dessus avec l'enduit de rebouchage et poncer pour que ce soit bien plat.

  • Un coup de peinture blanche, ou d’émail-laque, et le tour est joué. Na!

Second cas : la statuette africaine

Les dégâts : des p'tites tonches un peu partout et deux morceaux de statuette, la cassure se situant au niveau des genoux.

La petite statuette est désormais assises... sous son baobab

Pour ce qui est des éclats, pas de souci : de la délicatesse, un cure-dent, de l'enduit de rebouchage et de la peinture acrylique et le tour est joué. Mais pour rafistoler les deux gros morceaux...

Là, le problème est épineux. Il existe un truc (tout pourri à mon humble avis) qui s’appelle la gravité. Initialement, la statuette formait un angle droit, pour que l'arrière-train de la demoiselle se positionne sur une étagère, les pieds dans le vide. Un admirable travail de contre-poids.

Or, on n'a pas encore inventé de Super Glue capable de rivaliser avec la dite gravité. Comme quoi il ne faut pas croire les pubs qui collent des bonshommes au plafond. Ou alors cela ne fonctionne qu'avec les individus mâles, pas les statuettes africaine. Je le sais, j'ai essayé (pour la statuette, hein, pas avec Le Geek).

Du coup, je change mon fusil d'épaule : de la pâte Fimo au niveau des genoux pour boucher le trou, de l'enduit de rebouchage poncé, un coup de peinture et une lame de couteau pour imiter les stries du tissu) et ma bonne femme tient tout seule, assise sur ses petits genoux.

Le reste des jambes tient tout seul sur mon étagère. "On dirait un vase" me dis-je en moi-même (comme quoi, avec un seul neurone, on peut faire beaucoup de choses). Donc hop, on égalise le bord, et pouff, une petite plante en plastoc à 2€ chez Ikéa.... Et voilà la demoiselle sous un baobab !

Comme quoi, avec un peu d'imagination, de patience et beaucoup d'obstination, on peut envoyer paître les empêcheurs de décorer en rond qui cassent tout sur leur passage.

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